Cancer de la prostate : symptômes, diagnostic, thérapie

Dans certaines conditions, on peut aussi insérer de minuscules tiges métalliques radioactives dans la prostate pour que les radiations soient administrées de l’intérieur (curiethérapie).

Bien que les techniques d’irradiation modernes épargnent largement les organes voisins, des plaintes telles que l’inflammation de la vessie ou de l’intestin peuvent se produire. La radiothérapie peut également provoquer l’impuissance chez la moitié des patients et plus. L’incontinence urinaire survient rarement après une radiothérapie. Il a également été observé que le risque de cancer du côlon augmente après une radiothérapie. C’est pourquoi, les patients concernés doivent être particulièrement consciencieux lorsqu’ils profitent des examens pré et postopératoires proposés.

La radiothérapie focale est une approche thérapeutique encore nouvelle, qui est principalement proposée dans des centres. Dans certaines conditions, des tumeurs de petite taille, limitées et pas particulièrement malignes sont éliminées en ambulatoire tout en préservant l’organe entier. Des méthodes de refroidissement, par laser et par ultrasons, sont utilisées. La puissance et la continence ne sont pas affectées ici, mais l’absence permanente de tumeurs doit encore être prouvée par des études en cours.

Thérapie focale

La thérapie focale est une approche encore nouvelle qui n’est proposée que par certains centres. Dans certaines conditions, des tumeurs de petite taille, limitées et pas particulièrement malignes sont détruites de manière sélective tout en préservant la prostate restante. La thérapie focale est effectuée sous anesthésie générale. Le séjour à l’hôpital est généralement de trois à quatre jours. Des méthodes de refroidissement, par laser et par ultrasons, sont utilisées. La puissance et la continence ne sont généralement pas affectées. Cependant, la question de savoir si les patients restent exempts de tumeurs à long terme doit d’abord être prouvée par des études en cours.

Traitement hormonal

Le traitement hormonal est utilisé en conjonction avec les radiations dans le cadre d’une approche curative du cancer de la prostate localement avancé. Elle peut soit avoir lieu avant l’irradiation (néoadjuvant) dans le but de réduire la taille de la tumeur. Ou elle peut suivre une radiation (adjuvant) pour empêcher la croissance de toute tumeur restante. Si le cancer de la prostate est métastasé, l’hormonothérapie suivie d’une chimiothérapie est le traitement de choix. L’hormonothérapie palliative peut également être utilisée chez les patients présentant une tumeur confinée à la prostate si la chirurgie ou la radiothérapie n’est pas possible, par exemple, pour des raisons de santé.

Le but du traitement est d’inhiber la production et l’effet de l’hormone sexuelle mâle, la testostérone. En effet, la testostérone maintient la croissance d’une grande partie des cellules du cancer de la prostate. La thérapie anti-hormonale inhibe la croissance – mais seulement aussi longtemps que le médicament est pris.

Trois méthodes de traitement hormonal sont utilisées :

1. Supprimer la production de testostérone

Soit les testicules, où la testostérone est produite, sont enlevés chirurgicalement, ce qui est très rarement pratiqué. Ou bien les hommes affectés prennent des médicaments qui inhibent la production de testostérone dans les testicules. Plusieurs substances chimiques sont utilisées, notamment des analogues de la LHRH ou des agonistes de la GnRH d’une part et des antagonistes de la GnRH d’autre part.

Les analogues de la LHRH et les antagonistes de la GnRH ont un effet pendant un à six mois après l’ingestion. L’abiratérone doit être prise quotidiennement, en même temps qu’une préparation à base de cortisone. Les bouffées de chaleur et la transpiration sont des effets secondaires possibles du changement hormonal qui en résulte, mais ils peuvent être contrôlés par des médicaments. En outre, on constate une diminution de la libido et de l’impuissance. Le risque de maladie cardiovasculaire et de diabète peut également augmenter.

2. Inhiber l’effet de la testostérone

Les médicaments d’une autre classe de substances, les anti-androgènes, empêchent la testostérone de se coupler à la cellule tumorale et d’exercer son effet. Les antiandrogènes peuvent être utilisés en plus des analogues de la LHRH dans certaines circonstances. Cela protège complètement la tumeur des hormones de stimulation de la croissance, qui sont encore présentes en petites quantités malgré la thérapie analogique.

Les antiandrogènes sont également utilisés comme une alternative complète aux analogues de la LHRH car leurs effets secondaires sont moins graves. La prise d’anti-androgènes peut entraîner des perturbations dans le tractus gastro-intestinal et la fonction hépatique. Souvent, les glandes mammaires gonflent également de façon douloureuse. Une réduction du désir et de la puissance sexuelle est possible, mais ce n’est pas la règle.

3. Blocage par les hormones féminines

Les hormones sexuelles féminines (oestrogènes), administrées à fortes doses, peuvent également bloquer la production de testostérone dans les testicules. Cependant, des effets secondaires considérables ont été observés, notamment sur le système cardiovasculaire et la coagulation sanguine. Cette option thérapeutique n’est donc plus prioritaire.

Chimiothérapie

Par exemple, la chimiothérapie est associée à un traitement hormonal en présence de métastases. Les médecins utilisent des médicaments qui empêchent les cellules tumorales de se diviser et donc de se multiplier, ce qui entraîne leur mort et empêche ainsi la croissance de la tumeur. Ces médicaments sont appelés médicaments cytostatiques. Cependant, ils agissent non seulement sur la tumeur, mais aussi sur tous les tissus qui se régénèrent rapidement dans l’organisme.

Les effets secondaires typiques de nombreux médicaments cytostatiques comprennent des perturbations temporaires de la formation des cellules sanguines ou la perte de cheveux ainsi que des nausées et des vomissements. Les carcinomes de la prostate réagissent aux médicaments cytostatiques, mais pas de manière aussi sensible que certains autres types de cancer. Le traitement n’apporte pas non plus de remède définitif, mais il peut retarder la progression de la maladie.

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