Novembre bleu : campagne contre le cancer de la prostate et autres maladies qui touchent les hommes

Le 17 novembre, on célèbre la Journée mondiale de lutte contre le cancer de la prostate, la deuxième maladie qui tue le plus d’hommes dans le monde. Ce n’est pas un hasard si ce mois a été choisi pour la campagne “Novembre bleu”, qui vise à sensibiliser à l’importance d’un diagnostic précoce et d’un dépistage annuel. La mobilisation est en effet urgente. Au Brésil, l’Institut national du cancer (INCA) estime que 61 000 nouveaux cas de cancer de la prostate apparaîtront cette année seulement. Et une partie de ces chiffres peut s’expliquer par des préjugés. Une étude a montré que 51% des hommes n’ont jamais consulté un urologue, le professionnel chargé de réaliser l’examen de la prostate. C’est un chiffre alarmant, principalement parce que, comme pour tout cancer, une détection précoce augmente considérablement les chances de guérison.

Principales actions du mois de novembre bleu

Bien que l’accent soit mis sur le cancer de la prostate, la campagne s’intéresse de plus en plus à toutes les autres maladies qui touchent les hommes, de l’enfance à la vieillesse. Capitalisé par l’institut Côte à côte pour la vie, Novembre bleu réalise des actions dans tous les états, parmi lesquelles : illumination de lieux et monuments touristiques, conférences informatives pour les profanes et interventions dans des lieux de grande circulation. En outre, le 17 novembre, le VIIe Forum des politiques publiques et de la santé humaine se tient à la Chambre des députés. Pour suivre toutes les actions et obtenir plus d’informations sur les maladies, accédez au portail de l’Institut pour la vie côte à côte.

Quel est le rôle de la prostate ?

La prostate secrète une partie du liquide séminal (constituant du sperme). Elle produit également le liquide prostatique, un liquide transparent et alcalin qui a deux fonctions : favoriser la survie des spermatozoïdes lors de leur progression au sein de l’acidité vaginale, et empêcher la coagulation du sperme. En cas de problèmes de prostate, les hommes peuvent ressentir des gênes au moment de la miction. L’hypothèse d’un traitement anti-testostérone pour protéger du Covid-19 Les hommes atteints de cancer de la prostate et traités par des anti-androgènes seraient moins susceptibles de contracter le virus. Nouvelle piste. Selon une étude italienne publiée ce jeudi, les hommes atteints de cancer de la prostate et traités par des anti-androgènes, une hormonothérapie abaissant le niveau de testostérone, seraient moins susceptibles de contracter le coronavirus et de développer une forme grave de la maladie.

Les chercheurs émettent “l’hypothèse” que les traitements anti-androgènes pourraient partiellement protéger les patients atteints d’un cancer de la prostate contre le coronavirus. Les patients atteints de cancer ont un risque accru d’être infectés et de développer des formes graves de Covid-19, soulignent-ils. Leur hypothèse part de recherches récentes selon lesquelles une protéine appelée TMPRSS2 aide le virus à infecter des cellules humaines. Les niveaux de cette protéine sont sous le contrôle des androgènes dans la prostate mais aussi dans les poumons. Cela pourrait expliquer pourquoi les hommes infectés par le virus développent une forme de maladie plus agressive que les femmes.

Usage limité

Sur 4532 hommes infectés par le nouveau coronavirus, 9,5 % avaient un cancer et 2,6 % un cancer de la prostate. Les patients cancéreux de sexe masculin présentaient un risque 1,8 fois plus élevé d’infection que l’ensemble de la population masculine et ont développé une maladie plus sévère. Cependant parmi tous les cas de cancer de la prostate de cette région particulièrement touchée par l’épidémie, seulement quatre des 5273 hommes sous traitement anti-androgènes ont développé l’infection et aucun n’est décédé.  Le risque de développer l’infection était quatre fois moindre chez ces patients que chez ceux n’ayant pas reçu une thérapie anti-androgènes. Le risque était cinq fois moindre de faire une forme grave pour les cas de cancer de la prostate sous anti-androgènes par comparaison à tout autre type de cancer.  Les chercheurs évoquent ainsi la possibilité d’un usage “limité” (un mois par exemple) d’anti-androgènes, dont les effets sont réversibles, pour prévenir l’infection au Covid-19 chez les hommes. Un effet de l’hormonothérapie du cancer de la prostate est l’impuissance, relève un professeur et directeur de la recherche à l’Institut Gustave Roussy (IGR, France) qui déconseille d’y recourir avant que des essais cliniques ne confirment son efficacité. 

Les bons aliments pour prendre soin de sa prostate

En France, 71 500 de nouveaux cas de cancer de la prostate sont détectés chaque année. Même si l’alimentation ne permet pas d’éviter sa survenue, certains aliments peuvent éviter une évolution rapide s’ils sont pris de manière préventive. On entendait souvent qu’il fallait manger des aliments riches en lycopène (comme la tomate), du soja ou du sélénium. Mais de récentes études menées sur des cohortes plus larges ont révélé que ces aliments n’avaient en réalité aucun effet positif avéré.

Quatre aliments pour ménager sa prostate

 Les brocolis, et plus largement les légumes de la famille des crucifères, aideraient à prévenir l’apparition de certains cancers dont le cancer de la prostate.

– Il est recommandé de boire quotidiennement du thé vert. Ses bienfaits sont multiples. Il renferme des catéchines, une substance antioxydante qui aiderait à limiter le développement des tumeurs. 

– La grenade : c’est moins connu mais le jus de grenade est un vrai allié pour la santé de sa prostate. On peut en boire un verre chaque jour. Les antioxydants présents dans le fruit du grenadier seraient les responsables de ces bienfaits. 

– La curcumine :plusieurs études ont montré que la curcumine possède des effets antitumoraux. Une consommation une ou deux fois par semaine est suffisante.

Concernant l’alcool, mieux vaut faire attention aux alcools blancs comme le vin blanc, le champagne et la bière qui favorisent les troubles et les infections urinaires, mais n’ont pas d’effets directs sur la croissance tumorale. La meilleure prévention reste le dépistage précoce du cancer de la prostate pour les hommes qui présentent des facteurs de risque, notamment des antécédents familiaux. 

Les 5 types d’aliments à limiter pour une prostate en santé

Malheureusement, aucune étude convaincante n’a permis d’établir un lien clair entre l’alimentation et le cancer de la prostate directement. Par contre, les études cliniques sur les migrants ont suggéré qu’il y a possiblement une association entre le cancer de la prostate et l’alimentation. Le changement des habitudes alimentaires a aussi des avantages pour la prévention des maladies cardiovasculaires et d’autres cancers comme le cancer du côlon. Il ne faut pas oublier que l’on parvient à guérir de nombreux hommes atteints du cancer de la prostate ou que leur risque d’en mourir est minime et qu’un changement de régime alimentaire peut avoir des effets tangibles sur les autres maladies.

Les matières grasses

Une alimentation riche en graisses, particulièrement en graisses animales, pourrait augmenter les risques de développer un cancer de la prostate. Par ailleurs, l’excès de matières grasses dans l’alimentation pourrait mener à un surplus de poids. Puisque la consommation excessive de calories et l’obésité sont deux facteurs liés à un plus grand risque de cancer de la prostate, mieux vaut s’assurer de combler ses besoins en énergie, sans les dépasser. De plus, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas principalement le cholestérol contenu dans les aliments qui fait augmenter le cholestérol dans le sang, mais plutôt une alimentation trop riche en gras trans ou en gras saturés. Les gras trans sont des gras que l’on retrouve dans les produits transformés (produits de boulangerie gras, fritures, grignotines, etc.) tandis que les gras saturés se retrouvent surtout dans les produits d’origine animale comme le fromage, les œufs et la viande.

Viande rouge ou transformée

Des études ont démontré que la consommation de la viande rouge ou transformée, comme les saucisses, les hamburgers, le bacon, les charcuteries et le jambon, pourrait augmenter votre risque de cancer de la prostate. On pense qu’une alimentation riche en graisses animales pourrait causer une surproduction de polluants (radicaux libres) dans l’organisme, s’attaquant aux tissus et aux cellules de l’organisme, accélérant ainsi leur vieillissement ou même leur destruction. Si vous voulez réduire la quantité de viande rouge et transformée dans votre alimentation, vous pouvez essayer de manger du poulet, de la dinde ou du poisson à la place. De plus, réduire le sel blanc, le sucre raffiné et les produits qui en contiennent serait avantageux. Faites attention aux aliments industriels, chargés en sel ou en sucre, contenant des ingrédients raffinés, modifiés ou des additifs alimentaires.

Viande carbonisée

Mais saviez-vous que la cuisson à haute température friture, cuisson sur le grill, barbecue, ou encore une cuisson trop longue peut produire des substances cancérogènes (appelées entre autres amines hétérocycliques, hydrocarbures aromatiques polycycliques et les amines aromatiques hétérocycliques)? En effet, plus la viande est brune et carbonisée, et plus la formation de ces composés est grande. Le risque principal vient du gras qui s’écoule lors de la cuisson des viandes, de la volaille et des poissons, et qui prend feu au contact des braises, carbonisant ainsi votre aliment. Certaines recherches suggèrent que la viande brûlée ou carbonisée peut augmenter le risque de cancer. Dans les études sur les animaux, les amines hétérocycliques sont cancérogènes (causant le cancer). Cependant, les preuves dans les études humaines ne sont pas claires. N’en demeure pas moins que dans le doute, on fait plus attention.

Produits laitiers

Certaines études ont montré que manger ou boire beaucoup de produits laitiers, comme le lait ou le fromage, pourrait augmenter votre risque de cancer de la prostate. En fait, l’ingestion de produits laitiers riches en calcium a été associée à un risque augmenté de cancer de la prostate en plus de faire baisser le taux de vitamine D dans le sang. C’est le surplus de calcium et la déficience en vitamine D qui augmenteraient le risque. Nous avons besoin de plus de recherches pour savoir si manger moins de calcium ou moins de produits laitiers pourrait aider à prévenir le cancer de la prostate. Mais vous avez besoin du calcium environ 800mg par jour pour garder vos os en bonne santé. Vous pouvez obtenir 800mg de calcium en ayant un verre 200ml de lait, 30g de fromage et un petit yogourt. Pour l’instant, il est généralement recommandé d’éviter de consommer plus de calcium que la dose quotidienne habituelle.

Sélénium et vitamine E en excès

Attention aux excès de sélénium et la vitamine E! On a longtemps cru que la vitamine E et le sélénium avaient un quelconque effet protecteur vis-à-vis du cancer de la prostate. Il est probable que le sélénium et la vitamine E consommés en trop grande quantité puissent plutôt avoir des effets néfastes sur la santé si ces compléments alimentaires sont pris sans qu’il y ait de carence avérée.* Il est donc préférable d’inclure à son alimentation des aliments qui en contiennent plutôt que de les consommer sous forme de suppléments. D’ailleurs, il n’est pas démontré que les suppléments aident à prévenir le cancer de la prostate.

Comment prendre soin de sa prostate ?

Peu d’hommes osent aborder ouvertement ce sujet avec leur médecin. Pourtant en faisant contrôler régulièrement leur prostate et en adoptant quelques règles alimentaires, une meilleure protection contre le cancer est possible.

La prostate, un organe lié à la virilité

Pour la plupart des hommes, “la prostate est un organe associé aux valeurs de jeunesse, de virilité, de fertilité, de sexualité et de plaisir. En parler à son médecin, c’est admettre à tort la fin de l’âge d’or de la séduction. Les hommes ont l’impression que les médecins généralistes se sentent démunis et n’abordent pas spontanément le sujet au cours de la consultation.”

Le dépistage précoce du cancer de la prostate se développe lentement

Ceci semble expliquer la passivité du public masculin face à cette glande génitale. Résultat : il existe un manque de conscience des règles à mettre en place pour la protéger, et le dépistage précoce spontané et individuel se développe trop lentement.

La prostate, ça sert à quoi ?

Approximativement de la taille d’une noix, la prostate saine produit le liquide constituant le sperme. Elle est située sous la vessie, en avant du rectum. Elle est traversée par le canal de l’urètre, qui évacue l’urine pendant la miction et transporte le sperme pendant l’éjaculation. Cette position explique les problèmes urinaires liés aux pathologies de la prostate : hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) ou adénome de la prostate, prostatite et cancer. Ces pathologies varient en incidence selon l’âge.

Dépister le cancer de la prostate

Petite mise au point. Contrairement à ce que certains hommes pensent, le cancer de la prostate ne donne aucun symptôme. Quand ces derniers apparaissent, c’est que le cancer s’est métastasé. C’est pourquoi un dépistage précoce régulier est indispensable.

Détecter le cancer de la prostate le plus tôt possible

Plus on détecte tôt un cancer, plus les chances d’opter pour un traitement moins agressif sont grandes, et meilleurs sont les résultats.  Evidemment, cette détection précoce n’est rationnelle que si le traitement est adapté au type de cancer que l’on trouve. La détection de petits cancers ne nécessite éventuellement aucun traitement. L’objectif est donc bien de dépister les seules formes ayant une importance clinique, en identifiant les tumeurs dont l’évolution naturelle épargnera le patient.

Le dépistage du cancer de la prostate doit être annuel

Selon les recommandations de l’AFU, tous les hommes de 50 à 75 ans doivent effectuer chaque année un dépistage comprenant un dosage du taux de PSA (antigène prostatique spécifique) et un toucher rectal. En cas d’antécédents familiaux (père ou frère ayant eu un cancer de la prostate) ou si l’on est de naissance africaine ou antillaise, le dépistage est conseillé à partir de 45 ans. Grâce à ce contrôle régulier, il est possible de détecter au plus tôt des cellules cancéreuses et de déterminer le traitement adapté.

Avoir une vie sexuelle intense diminue les risques de cancer de la prostate

Les hommes qui éjaculent plus de cinq fois par semaine au cours de leur vie réduiraient d’un tiers leur risque de développer un cancer de la prostate. Hypothèse invoquée : l’accumulation du liquide séminal et de ses constituants pourrait être cancérigène en stagnant dans la prostate.

Prévention du cancer de la prostate : les bienfaits du sélénium, de la vitamine E et du soja

Au-delà du dépistage, un certain nombre de règles d’hygiène alimentaire permettent d’agir favorablement sur le plan de sa santé. Faisons le point sur les aliments intéressants en la matière.

Prévention du cancer de la prostate : boostez vos apports en sélénium et en vitamine E

Le sélénium et la vitamine E sont deux puissants antioxydants. Des études montrent que ces nutriments pourraient avoir un effet protecteur dans la prévention du risque de cancer de la prostate. Une première étude effectuée, confirmée depuis par d’autres résultats, montrait déjà que le sélénium réduirait de 63 % ce risque. Selon une autre étude finlandaise sur les suppléments de vitamine E et de bêtacarotène, la vitamine E a été associée à une réduction de 32 % de l’incidence du cancer de la prostate. Pour confirmer clairement cette corrélation, un essai, qui porte le nom d’étude Select (Selenium and Vitamin E Cancer Prevention Trial), est actuellement en cours aux Etats-Unis.

Prévention du cancer de la prostate : quelques aliments à privilégier

Pour renforcer vos réserves en sélénium, privilégiez les noix, la levure de bière, les poissons et les fruits de mer (huîtres, thon, hareng, crevette) et le foie de poulet. Quand à la vitamine E, on la retrouve dans les noix, noisettes, amandes, les légumes (asperges, épinards, maïs, carottes ), les huiles végétales (de tournesol, d’olive) et le jaune d’œuf. Une supplémentation peut être nécessaire chez certains hommes. Demandez à votre médecin.

Prévention du cancer de la prostate : optez pour le soja

Les Asiatiques souffrent beaucoup moins de cancers de la prostate que les Européens et les Américains. Or, quand les premiers émigrent, leur taux de cancer rejoint celui des populations locales. D’où l’idée qu’une alimentation riche en phyto-œstrogènes, particulièrement en isoflavones, peut réduire les risques de survenue d’un cancer. La meilleure façon de consommer des isoflavones est le soja. Cependant, pour obtenir un réel effet, il faut en consommer de manière très régulière et en quantité suffisante, sous forme par exemple de farine de soja, de lait de soja, de tofu ou de tempeh.

Prévention du cancer de la prostate : l’apport des fruits, des légumes… et de la sauce tomate

On le sait aujourd’hui, et plusieurs études épidémiologiques le confirment, la consommation d’au moins cinq fruits et légumes par jour permet de prévenir les cancers. L’étude Suvimax (Supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants), menée en France pendant huit ans, a révélé qu’un apport d’antioxydants, sous forme de vitamines (A, C, E) et de minéraux (zinc, sélénium) diminue de 31 % le risque de cancer et de mortalité chez l’homme.

Cancer de la prostate : un déficit en vitamine C

Pourtant, près de 30 % des hommes manquent de vitamine C, un déficit dû à leur faible consommation de fruits et légumes. Et à peine 10 % d’entre eux atteignent les cinq fruits et légumes préconisés. Alors, n’hésitez plus et donnez de la couleur à votre assiette.

Sauce tomate : un intérêt non confirmé

Au cours d’une étude épidémiologique, des chercheurs aux Etats-Unis ont mis en évidence que les hommes qui consomment de la sauce tomate ou du ketchup deux à quatre fois par semaine ont vu leur risque de cancer de la prostate diminuer de 34 % par rapport aux hommes qui n’en consommaient pas. Explications : la tomate doit être cuite dans de l’huile (donc notamment sous forme de sauce tomate) pour que le lycopène qu’elle contient soit libéré.

Un rôle anti-oxydant ?

Or ce pigment jouerait un rôle antioxydant vis-à-vis des cellules de la prostate. Mais selon des études récentes, menées sur des souris et des patients ayant un cancer de la prostate, les lycopènes n’auraient finalement aucun effet significatif. Inutile donc de vous jeter avec bonne conscience sur la pizza…

Prévention du cancer de la prostate : éviter l’excès de graisses animales et de calcium

“De nombreuses études ont montré qu’un régime riche en graisses peut augmenter le risque de cancer de la prostate. On ignore cependant si la modification du régime par une diminution de l’absorption de graisses peut diminuer le risque de cancer prostatique. Par principe de précaution, évitez toutefois les graisses saturées et les graisses trans.

Prévention du cancer de la prostate : attention au gras trans

Les premières se trouvent dans les produits d’origine animale tels que la viande rouge et les produits laitiers (fromage gras, beurre) ; les secondes dans la margarine hydrogénée notamment. En effet, pour solidifier les huiles d’origine végétale qui composent la margarine, on a recours à l’hydrogénation. Ce procédé crée des gras trans, propices au développement de cancers et de maladies cardiovasculaires. D’autres procédés permettent aujourd’hui de fabriquer des margarines sans gras trans, il s’agit des margarines non hydrogénées. 

Prévention du cancer de la prostate : dans la pratique, que faut-il retenir ?

Choisissez plutôt les viandes maigres (viandes blanches) et les produits laitiers écrémés. Evitez les graisses d’origine animale, riches en acides gras saturés et en cholestérol (œufs, fromage, charcuterie). Afin d’introduire de “bonnes” graisses dans votre alimentation, privilégiez les acides gras oméga 3 en consommant régulièrement des poissons gras (saumon, sardine, maquereau) et des huiles de lin, de colza et de noix. Cuisinez à l’huile plutôt qu’au beurre. Privilégiez les margarines molles non hydrogénées : bien lire les étiquettes. Par ailleurs, les protéines de soja (lait de soja et tofu) permettent de réduire les graisses saturées de votre régime alimentaire.

Excès de calcium et prostate : des liaisons dangereuses ?

Plusieurs études épidémiologiques ont conduit à suspecter l’implication du calcium du lait, quand il est consommé à fortes doses (plus de 2 g par jour alors que les apports recommandés pour un adulte jusqu’à 55 ans sont de 800 mg), dans l’augmentation de l’incidence du cancer de la prostate. Aucune association n’a en revanche été démontrée quand les apports sont normaux.

Protéger sa prostate : limiter les produits laitiers

Cet effet pourrait être dû au fait que l’ingestion excessive de calcium s’accompagne d’une diminution de la production de vitamine D qui a un effet protecteur vis-à-vis des cellules de la prostate. Limitez-vous donc à deux produits laitiers par jour, soit au choix 100 grammes de fromage blanc, un yaourt, un verre de lait de 200 ml ou 30 grammes de fromage. Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site .

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